samedi 24 mars 2018

ALBARQUEL


Type : Ketch à voiles à corne.
Gréement : Les 2 mâts en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; pas de  flèche  ;  deux focs, une trinquette. 

Matériaux : Coque et pont en bois  ; mâts en bois .

Date et lieu de lancement : 1957 au Portugal
Autres noms : ?
Utilisation initiale :  bateau de transport  de sel (borneur) : galeo.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu :Dieppe.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .

   Signification du nom : Albarquel  est une plage portugaise, proche de Setubal (ville portuaire très ancienne, proche de Lisbonne (à l'ouest de la capitale)
    
Longueur hors-tout :  25 m
Longueur de la coque : 19,7 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 6 m
Tirant d'eau maximal : 1,7 m
Tirant d'air :   21 m
Déplacement :  55 t.
Surface maxi de voilure : 260

État : plusieurs fois  restauré. 

Avant : étrave verticale ;  bout dehors assez court.
 
Arrière :  pointu ; safran à aiguillots et fémelots.
Coque :  bleue ; moustaches jaunes, liston et lisse de pavois rouges ; pavois blanc


Superstructures :  rouf à l'arrière du mât d'artimon

 
   Albarquel est un ancien caboteur portugais d'un type appelé galeo de sel: il transportait le sel des lieux de production (lagunes à marais salants) vers les ports morutiers, notamment Lisbonne. Bien que lancé en 1957, il a été construit sur le modèle de bateaux du début du vingtième siècle. Ce type de bateau  une fonction comparable à celle des gabares bretonnes et des barges de la mer du Nord.
    Ce voilier a été restauré à plusieurs reprises, notamment en 1970, (quand il a été racheté par des officiers français de marine marchande) 1980 et 1998. Il était à l'origine gréé en cotre et ressemblait à un autre ancien galeo, basé à Noirmoutier : O'Abandonado
     Albarquel est capable d'affronter la haute mer et a déjà traversé l'Atlantique. Longtemps basé à saint-Valery en Caux, en Seine Maritime, il proposait des sorties à la journée et des croisières à partir des ports de Haute-Normandie. C'était un habitué des rassemblements de voiliers traditionnels : on l'a vu aux Armadas de Rouen, aux fêtes de Brest et de Douarnenez, à Saint-Malo, etc.
    Après une nouvelle restauration en 2007, la bateau avait Dieppe comme port d'attache. Il proposait, durant une bonne partie de l'année, des croisières sur les côtes du nord de la Norvège et jusqu'au Spitzberg. Il pouvait embarquer 10 passagers ; frileux, s'abstenir ! Les passagers participaient évidemment à toutes les activités du bord, dirigés par Claude Minauto (capitaine au long cours) et Isabelle Jouette.
     Nous n'avions plus de nouvelles d'Albarquel, revenu à Cherbourg et signalé en vente en avril 2013. Un correspondant anonyme  nous  a signalé sa présence à Ploumanach le 10 août 2014 puis son départ le 20 septembre.
    Il vient de nous être signalé en rade de Marseille, fin mars 2018. Il navigue donc maintenant en Méditerranée.

vendredi 16 mars 2018

DON SILVANO

Type : Goélette aurique à 2 mâts.






Gréement : mâts en 2 parties (à chouque, mâts de flèche très courts) ; les 2 mâts portent des voiles à corne ; trinquette ; foc sur beaupré.

Matériaux : coque en bois (acajou).

Date et lieu de lancement :  1970 au Brésil (Bahia ?) , par Eduardo Meurer, son 1er propriétaire.
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : bateau de plaisance
Dernière nationalité connue : Française
Dernier port d'attache connu : le Crouesty en Arzon (Morbihan)

Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
 
Signification du nom : Don Silvano : ? 

Longueur HT : 30 m
Longueur de la coque : 20 m
Longueur à la flottaison : 14 m 
Largeur maximale : 4,8 m
Tirant d'eau maximal : 1,7 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 25 t.
Surface maxi de voilure : 120 m² (?)

État : restauré.


Avant : étrave à guibre ; sculpture représentant un marlin sur chaque bord.

Arrière : tableau ; safran au tableau ; sculpture sur chaque bord.

 
Coque : blanche, construction à clins.


Superstructures : dunette entourée d'un bastingage en bois, à balustres : rouf à 3 hublots carrés sur chaque bord, autour du grand mât. 

   Cette goélette a été construite en 1970 au Brésil. Elle a d'abord navigué en mer et sur l'Amazone, et a été utilisée pour des tournages de films. Achetée par un portugais, Antonio Dos Santos, elle a effectué 3 traversées de l'Atlantique et a encore participé à des tournages de films et de séries télévisées. Depuis 2010, Don Silvano appartient à Régis Dubruque qui l'a entièrement restaurée. Elle est classée Bateau d'intérêt patrimonial (BIP). D'abord basée dans le Nord, à Graveline puis à Dunkerque, elle a rejoint le port du Crouesty, à l'entrée du Golfe du Morbihan : elle participait à la semaine du Golfe du Morbihan en 2017. Don Silvano sera présente à Escale à Sète 2018, fin mars début avril.


lundi 12 mars 2018

LA GRACE


Type : Brick.
   

Gréement : Mâts en 2 parties ; 3 voiles carrées sur le mât de misaine, 2 voiles carrées et une brigantine sur le grand mât ; voiles d'étai ; 3 focs.

Matériaux : Coque et pont en bois ; espars en bois.
Date et lieu de lancement : 2010, en Égypte, dans un chantier de Suez
Autres noms : aucun
Utilisation initiale : voilier de croisière. Le modèle était un bateau de la deuxième moitié du XVIII ème siècle, dessiné et construit par le suédois Fredrik Henrik af Chapman.

Dernière nationalité connue : Tchèque.
Dernier port d'attache connu : Piombino, Italie (?) ; immatriculé à Prague (Praha, en tchèque)
Dernière utilisation connue : Voilier école et de croisière.
Signification du nom : La Grace a reçu le nom du navire (une frégate) du plus célèbre marin tchèque, Augustin Herman. Ce navigateur du XVII ème siècle (1621-1686) était un explorateur, cartographe, corsaire à l'occasion. Il a vécu une grande partie de sa vie aux États-Unis. Il s'est installé dans le Maryland, dont il est l'un des principaux découvreurs. Il a notamment cartographié en détail la baie de Chesapeake. 
    Reste à savoir pourquoi ce nom "La Grace" est écrit en français (quoique sans accent, comme en anglais)
Longueur hors-tout : 32,3 m
Longueur de la coque : 23,8 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,7 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  25 m
Déplacement : 126 t .
Surface maxi de voilure : 364 
État : récent : très détérioré lors d'un échouement en novembre 2012 ; remis à neuf depuis.

Avant : Étrave à guibre ; long beaupré en 2 parties ; figure de proue (femme).

Arrière : tableau, dunette
 
Coque : jaune, 2 bandes noires,pavois et haut du tableau noir, carène rouge.
Superstructures : gaillard et dunette.
 

    La Grace est  une réplique de bateau corsaire de la deuxième moitié du XVIII ème siècle. les plans proviennent d'un ouvrage de construction navale publié en 1768 par l'architecte suédois Chapman. la coque a été réalisée en Égypte entre 2008 et 2010, dans un chantier de Suez, spécialisé dans la construction navale traditionnelle en bois. Des entreprises et de nombreux bénévoles tchèques ont participé à l'aménagement du bateau.
     En novembre 2012, lors d'un coup de vent, le voilier a cassé son mouillage, a  heurté un plateau rocheux et a été drossé sur une plage des environs de Marbella, dans le sud de l'Espagne. Il y est resté 2 semaines. Sa récupération a été difficile et le bateau a été très abimé par l'eau salée et le sable ; Il a fallu remplacer la quille et le safran ;  tout l'intérieur a dû être refait et les équipements remplacés. Les travaux ont été rapidement effectués, puisque le brick a été remis à l'eau le 6 août 2013 et a pu participer à la Mediterranean Regatta : on a pu le voir à Toulon, fin septembre 2013. La Grace fait partie de la Sail Tallship Association et est surtout utilisée comme voilier-école. Elle navigue surtout en Méditerranée mais a fait une transat aller-retour jusqu'aux Antilles durant l'hiver 2011 - 2012. Une croisière aux Canaries a eu lieu durant l'hiver 2013 -2014. Il peut embarquer 37 personnes en croisière. En 2017, La Grace était en Atlantique Nord et a participé à la Semaine du Golfe du Morbihan. En 2018, elle doit participer au festival "Escale à Sète".

      C'est le seul grand voilier de la République Tchèque, pays n'ayant pour seul accès à la mer que l'Elbe. La profondeur de la partie amont du fleuve (1,8 m) et les nombreux ponts qui le traversent ne permettent pas, de toutes façons, le passage d'un voilier comme La Grace entre la mer du Nord et son pays.

     Site officiel de La Grace : cliquer ici

FACE AU VENT (DZ 184 967)

FACE au VENT (DZ 184 967) échoué, va peut-être être détruit.

Type : Dundée.
 
Gréement : Les 2 mâts en 1 seule partie ; voile à corne chacun des  2 mâts  ; flèche sur le grand mât seulement  ;  une trinquette.

Matériaux : Coque et pont en bois (coque en chêne, pont en pin d'Orégon) ; mâts en acier.

Date et lieu de lancement : 1953 au chantier Le Gall à Douarnenez (Finistère)
Autres noms : JYMA.
Utilisation initiale :  bateau de pêche : chalutier-thonier.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière (pêche au thon) et de promenade .

   Signification du nom : Face au vent : pour avancer à cette allure, le moteur est indispensable...

    
Longueur hors-tout :  16,7 m
Longueur de la coque : 16,7 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,7 m
Tirant d'eau maximal : 2,7 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 65  t.
Surface maxi de voilure : 130 m² 

État : restauré récemment.. 

Avant : étrave inclinée ; pas de bout dehors. numéro DZ 184 967 sur chaque bord, en blanc sur fond noir (DZ pour Douarnenez)
 
Arrière :  tableau vertical.
Coque : bleue et blanche ; pavois blanc  ; liston noir.


Superstructures :  importante timonerie blanche en avant du mât de tapecul

 
   Face au vent  est un ancien chalutier-thonier à propulsion mixte, voile et moteur, lancé à  Douarnenez en 1960. Il a également effectué des campagnes de pêche à la langouste sur les côtes mauritaniennes.
   Basé à Saint-Malo, le bateau proposait des sorties aux îles anglo-normandes et aux Chausey, ainsi que des marées "pêche au thon" dans le golfe de Gascogne. Il a également participé aux fêtes de Brest 2008, ainsi qu'à Douarnenez 2008 et 2010.Puis il a été mis au mouillage devant Paimpol. En mars 2018, le bateau a coulé, vraisemblablement à cause des entrées d'au de pluie par le pont. Il s'est couché sur le flanc et une béquille a sérieusement abîmé la coque : il semble irréparable.  http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/paimpol/paimpol-le-face-au-vent-sur-le-flanc-11-03-2018-11882375.php

samedi 28 octobre 2017

FLEUR DE MAI

Type : Dundée, cotre à tapecul. actuellement à l'état d'épave (un projet de restauration est en cours)


Gréement : Lorsqu'elle était en état de naviguer : 2 mâts en 1 seule partie (à pible) ; voile à corne chacun des  2 mâts  ;  un foc, une trinquette.
    En 2004, lors des fêtes de Brest et de Douarnenez, la gabare n'avait qu'un mât et était donc gréée en cotre.
    Elle est actuellement complètement dégréée.


Matériaux : Coque et pont en bois (chêne)  ; mâts en bois .

Date et lieu de lancement : 1950 au chantier Jacq à l'Hôpital-Camfrout (rade de brest, Finistère)
Autres noms : 
Utilisation initiale : sablier : gabare.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .

 Signification du nom : Fleur de Mai : un nom poétique et champêtre, qui se traduit en anglais par Mayflower ; un nom célèbre, porté par le premier navire d'émigrants, fondateur de la colonie anglaise en Amérique.
Longueur hors-tout :  28 m
Longueur de la coque : 17,4 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,85 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 80 t.
Surface maxi de voilure : 270

État : plusieurs fois  restauré ; actuellement en attente de restauration près du chantier Étoile Marine, à Saint-Malo : état très dégradé, quasiment à l'état d'épave.
Vous trouverez ici un lien internet montrant l'état de la coque en 2015

Avant : étrave faiblement inclinée ;  bout dehors.
Arrière :  tableau incliné.

Coque :  blanche,  pavois gris (depuis 2009) ; liston et lisse de pavois gris-vert.


Superstructures : discrètes (descentes, panneaux)

 
   Fleur de Mai est une ancienne gabare qui a surtout servi à l'exploitation et au transport du sable sur les côtes du Finistère nord, notamment en rade de Brest et en mer d'Iroise. Elle a cessé cette activité en 1983 et a alors été restaurée et modifiée pour être utilisée en  voilier de plaisance. Quelque temps basée à Dunkerque, elle a ensuite rejoint Saint-Malo et appartenait à 3 copropriétaires (dont le commandant Guéna, ancien commandant du Belem) qui proposaient des sorties vers les îles Chausey et les Anglo-normandes, et participaient aux rassemblements de voiliers traditionnels. Sa capacité était de 14 personnes en croisière et 22 en sortie de la journée.
    Le voilier est classé monument historique depuis 1991.
   Depuis un échouage en automne 2009, au fond de l'Aber-Wrach, après une rupture des amarres, le bateau était en attente d'une restauration au chantier du Guip, quai Malbert, à Brest. Il appartient maintenant à une association qui porte son nom et a été transporté sur un petit cargo à Saint-Malo. Il a été, un certain temps, posé sur un terre-plein, en bordure du bassin Duguay-Trouin, non loin du siège d'Étoile Marine. Fin 2016, la coque a été ramenée au chantier du Guip, avec un vrai projet étudié par Joël Guéna (ancien commandant de cargos dans la Marine Marchande et ancien commandant du Belem) et l'association de la Fée de l'Aulne (une autre gabare). L'objectif était Brest 2020. Mais le projet peine à trouver un financement. Fin octobre 2017, Joël Guéna vient de proposer l'épave à l'association La Belle Angèle, qui vient de perdre tragiquement son chasse-marée : Affaire à suivre...
 
Fleur de Mai en face du chantier du Guip à Brest, en 2010