mercredi 17 mai 2017

IRIS



Type : ketch à voiles à corne.





Gréement : Mâts en 2 parties ; 1 voile à corne et un flèche sur chaque  mât  ; 2 focs, une trinquette. 

Matériaux : Coque et pont en acier ; mâts en bois.

Date et lieu de lancement : 1916  au chantier Figee, à Vlaardingen, aux Pays-Bas. 
Autres noms : Pallas, Aage, Geesje Van Urk. 
Utilisation initiale : ketch de pêche en mer du Nord.
Dernière nationalité connue : Néerlandaise.
Dernier port d'attache connu : Rotterdam.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade .  

   Signification du nom : Iris est, dans la mythologie grecque, une déesse, mesagère des dieux, notamment d'Héra. Elle est associée à l'arc-en-ciel, qu'on appelle aussi l'écharpe d'Iris (ce qui a donné, en français, l'adjectif irisé).
    Mais l'iris est aussi une plante ornementale très cultivée pour ses fleurs, notamment  en Hollande.

      De nombreux bateaux ont porté ce nom, notamment l'aviso du dix-neuvième siècle qui a servi de modèle à La recouvrance ; et plusieurs bateaux de la marine française ont aussi porté ce nom.


Longueur hors-tout : 35,8 m
Longueur de la coque : 28,3 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 6,7 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  27 m
Déplacement :  92 t .
Surface maxi de voilure : 590  m²
État : restauré, bien entretenu.
Avant : Étrave verticale ; bout-dehors.

 

Arrière : voûte ; gouvernail à tube de jaumière 
 


Coque : noire ; liston blanc.
Superstructures : rouf en arrière du mât d'artimon.
 
     Iris, lancé en 1915 à Vlaardingen sous le nom de Pallas, a pratiqué la pêche au hareng, en mer du Nord, jusqu'aux îles Shetland,  sans moteur, jusqu'en 1920.  Après une période d'inactivité, il est motorisé et transformé en caboteur, et a navigué pour des Danois, puis des Suédois. Il a reçu le nom de Aage.
   Après une période d'abandon,  il est racheté par des néerlandais, qui ont entrepris une première restauration et l'ont appelé Geese Van Urk, 2 nouvelles restaurations, en 1992 et en 2001, l'a transformé en confortable  voilier de croisière "à la hollandaise". Il a alors été renommé Iris
    Avec 4 membres d'équipage, Iris est homologué pour 10 passagers en croisière et 25 pour des sorties de la journée. Il navigue en croisière sur les côtes d'Europe, de la Baltique à l'Espagne. C'est un habitué des rassemblements de Brest et de Douarnenez , où il est un des seuls à  concurrencer les voiliers français en entrant sous voilure complète dans le port ; il participe à des tall ship races. Iris est encore, en mai 2017, l'un des plus beaux voiliers participant à la Semaine du Golfe du Morbihan, auquel il est fidèle depuis longtemps.


      On remarquera la ressemblance d'Iris avec plusieurs voiliers hollandais, parfois gréés différemment. Le plus ressemblant est Tecla, sorti la même année des mêmes chantiers.  On distinguera néanmoins facilement les 2 bateaux car Tecla a un pavois blanc et n'a pas de deck-house. Et Tecla a des mâts beaucoup moins hauts, et sa voilure est plus réduite. Il y a aussi Lotos, un peu plus ancien, mais très semblable (mêmes couleurs de coque) et possédant un rouf presque identique. le numéro de voile d'Iris est TS H 352, alors que celui de Lotos est TS H 618. Gallant est gréé en goélette. On peut aussi lui comparer des voiliers allemands, comme Vegesack BV2 et Marie-Galante. Cette dernière, bien qu'elle soit aujourd'hui hollandaise, est de construction allemande ; elle est aujourd'hui gréée en goélette. Et on peut rajouter la Boudeuse, qui a été modifiée, rallongée et gréée en 3 mâts, mais  dont la coque a gardé ses formes de herring logger.

MORGENSTER

Type : Brick.
  

Gréement : Mâts  en 2  parties ; 4 voiles carrées sur chacun des  2 mâts ; huniers et perroquets volants ; 3 focs, une trinquette;   brigantine sur le grand mât .

Matériaux : Coque et  pont en acier.
Date et lieu de lancement : 1919  .
Autres noms : De Vrouw Maria
Utilisation initiale : Lougre de pêche.
Dernière nationalité connue : Néerlandaise.
Dernier port d'attache connu : Den Helder.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade, voilier école.
Signification du nom : Morgenster  se traduit par Étoile du matin.

Longueur hors-tout : 49 m
Longueur de la coque : 39 m
Longueur à la flottaison : 33,3 m
Largeur maximale : 6,6 m
Tirant d'eau maximal : 2,6 m
Tirant d'air : 28 m
Déplacement : 220 t .
Surface maxi de voilure : 600 m²
État : reconstruit récemment, état neuf.
Avant : Étrave à guibre ; Beaupré en 2 parties. Figure de proue, récemment installée, représentant une femme chevauchant un hippocampe. (en fait, une femme est sculptée sur chaque bord, pour la symétrie de l'ensemble). C'est une des plus belles figures de proue actuelles (à notre goût...)



la proue de Morgenster en 2009
 
 

La figure de proue de Morgenster vue de face
La figure de proue de Morgenster vue de profil

Arrière : à voûte ; nom écrit en rouge sur fond jaune ; nom du port d'attache (Den Helder) ; gouvernail à tube de jaumière. 
Coque : noire, liston blanc, pavois blanc .
Superstructures :  rouf à l'arrière, entre le grand mât et la barre.
 

     Morgenster est un ancien lougre harenguier.  Construit en 1919, modifié,  motorisé, dégréé, rallongé  (de 7 m) comme beaucoup d'anciens voiliers hollandais, il a changé plusieurs fois de propriétaires, immatriculé tantôt à Ijmuiden, tantôt à Scheveningen. Transformé en bateau de plaisance, et renommé Morgenster,  puis en émetteur de radio "offshore", il, a été racheté en 1993 par Harry Mutter, le propriétaire du brick-goélette Jantje, pour être transformé en voilier de croisière confortable. Sa reconstruction s'est terminée en 2008 et le brick était présent à l'Armada de Rouen 2008. Il a également participé aux Tonnerres de Brest 2012. Une réussite esthétique, bien qu'on ne reconnaisse plus la silhouette d'un herring lugger, et des performances impressionnantes. Présent à la Semaine du Golfe 2015, il y revient en 2017, pour le plus grand plaisir de photographes....
    Le navire, avec 10 membres d'équipage, peut embarquer 36 stagiaires en croisière, et 90 passagers en sortie de la journée.

LA RECOUVRANCE




Type : Goélette à huniers.

   

Gréement : Mâts en bois, très inclinés vers l'arrière,  en 2 parties ; 1 misaine à corne et 1 hunier carré sur le mât de misaine  ; 2 focs, une trinquette ;   grand-voile à corne et flèche sur le grand mât . Voile d'étai au-dessus de la misaine.

Matériaux : Coque et pont en bois (charpente et bordés en chêne) .
Date et lieu de lancement : 1992  au chantier du Guip à Brest.  
Autres noms : Aucun, pour la réplique. Mais le modèle s'appelait Iris.
Utilisation initiale : Voilier de croisière et voilier emblématique de la ville de Brest (réplique) ; Le modèle était un aviso (goélette militaire) du début du dix-neuvième siècle.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Brest.
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenade.
Signification du nom : La Recouvrance : Recouvrance est un quartier de Brest, sur la rive droite de la Penfeld. Nommé d'après la chapelle, aujourd'hui détruite, de Notre-Dame de Recouvrance, il domine le port militaire et c'était autrefois un quartier populaire,  le plus maritime de la ville, habité par des marins et des ouvriers de l'Arsenal. Le quartier, autrefois isolé de "Brest-même" , est  aujourd'hui relié au centre-ville par le grand pont levant de Recouvrance (le premier pont datait de 1856 et a été détruit pendant la guerre 1939-1945, comme presque toute la ville) Il a été rendu célèbre par des chansons : la complainte de Jean Quéméneur (A Recouvran-ance !), et également  Fanny de Laninon (Laninon est une partie de Recouvrance, face à la rade). Une chanson des Goristes (excellent groupe de chansonniers brestois) a été consacrée à la goélette elle-même
     Iris, dans la mythologie grecque, était la déesse, messagère des dieux, notamment d'Héra ; elle est associée à l'arc-en-ciel, qu'on appelle l'écharpe d'Iris (ce qui a donné l'adjectif irisé). Mais l'iris est également une fleur, et d'autres navires militaires (des dragueurs de mines et des patrouilleurs, notamment ) ont porté des noms de fleurs. Actuellement, un patrouilleur porte le nom d'Iris.

Longueur hors-tout : 41,2 m
Longueur de la coque : 25 m
Longueur à la flottaison : 23,5 m
Largeur maximale : 6,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air : 27 m
Déplacement : 150 t .
Surface maxi de voilure : 430 m²
État : récent, régulièrement entretenu.
Avant : Étrave à guibre ; beaupré en 2 parties , figure de proue représentant une femme à chevelure blonde


Arrière : à voûte et tableau très incliné.Le tableau est décoré ; le nom du navire  et celui du port d'attache y sont inscrits. barre à roue.

Coque :  noire, pavois blancs à sabords noirs .

Superstructures :  très discrètes (roufs bas, claire-voies, capots, descentes) .

     La Recouvrance est la réplique d'un aviso, c'est-à -dire un courrier militaire et garde-côtes, servant en particulier à la recherche et à l'intervention des navires trafiquants d'esclaves, lors de la traite des noirs). Son modèle, l'Iris, naviguait au début du dix-huitième siècle et était affecté à la surveillance des côtes de l'Afrique occidentale. 5 autres bateaux ont été construit sur le modèle de l'Iris, mis en service en 1818. Ces goélettes étaient considérées comme très rapides à l'époque. La réplique est plus petite que le modèle (4 mètres de moins), pour des raisons administratives et financières.
     Le bateau actuel a été construit au chantier du Guip, au port de commerce de Brest, près du quai Malbert , juste en face de son poste habituel d'amarrage. Le chantier du Guip est originaire de l'île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan ; il s'est installé à Brest pour construire La Recouvrance et y a conservé depuis un important chantier de restauration et de construction de bateaux en bois. La goélette a été mise à l'eau lors des fêtes de Brest 1992, le 14  juillet (cet évènement était un des points forts de Brest 92) et participe à chaque édition des fêtes de Brest et de Douarnenez, où elle est remarquée pour son élégance sous voiles.
     L'équipage est de 5 marins professionnels. la participation des passagers aux manœuvres est possible, mais pas obligatoire. Les croisières, en  Atlantique, jusqu'en Espagne, en Irlande et en Grande-Bretagne, et en Manche) sont prévues pour 12 passagers ; 25 personnes peuvent embarquer pour des sorties de la journée. Certaines sorties sont prévues avec inscriptions individuelles, d'autres pour des groupes ("charter"). des  soirées à quai sont également possibles. La Recouvrance possède 6 canons, avec lesquels elle salue lors des grandes occasions.



      Images de La Recouvrance lors de sa remise à l'eau après carénage, à Douarnenez, en mars 2011.
     La Recouvrance représente la ville de Brest et participe à la plupart des rassemblements de voiliers traditionnels, notamment en Bretagne et aux armadas de Rouen ; en 1996, elle a participé à Sail Amsterdam.  Elle va aussi en Méditerranée (par eexemple à Toulon, pour la tallships 2013). Elle a participé à toutes les  Semaines du Golfe du Morbihan et y participe à nouveau en 2017.